Cette année nous avons choisi de parcourir en 8 jours le Tour du Queyras à partir du village de Ceillac. C’est un des treks majeurs à faire en France avec le Tour du Mont Blanc et la Traversée de la Corse.
Reclus derrière les Ecrins, le GR58 également nommé le Tour du Queyras est un itinéraire de grande randonnée sauvage et exigeant. Il fait le tour du massif du Queyras, niché au coeur des Alpes du Sud, dans le département des Hautes Alpes. Nous avons parcouru 115 kilomètres avec un dénivelé de 8000 m.
Le Tour du queyras offre une immersion totale dans la haute montagne. Alpages suspendus, sommets rocailleux, hauts cols alpins, lacs cristallins et villages anciens plantent le décor de cet itinéraire unique dans une des vallées les plus hautes de France. Parmi les incontournables, le lac de Grand Laus perché à 2585 m constitue une halte spectaculaire au coeur d’un paysage minéral grandiose. Plus au sud, le passage par Saint-Véran, plus haut village habité en permanence d’Europe, où les chalets d’alpage traditionnels témoignent d’une culture locale riche et préservée. De nombreuses variantes permettent d’adapter l’itinéraire comme le détour par les Fonts de Cervières qui traverse des paysages sauvages ou la variante par les crêtes de Gilly et Peira Plata offrant une alternative plus alpine au tracé principal.

Le lac du Grand Laus.
De retour chez nous, voici ce que chacun retiendra tout particulièrement de cette itinérance :
Martine et Michel :

Une rue de Saint Véran.
Ce fut un circuit en boucle enchanteur. Entre les villages pittoresques, les forêts de mélèzes, ces vallées regorgeant d’histoires et avec en prime de magnifiques panoramas sur les hauts sommets. Ce furent des moments intenses de bonheur partagés !
Mireille :

Au sommet du pic de Caramantran. Le Mont Viso à gauche.
J’ai aimé :
– Les ascensions supplémentaires à partir des cols pour rejoindre des sommets où les vues sont spectaculaires : la Tête de Jacquette, le pic de Caramantran, le Pain de Sucre, le pic Marlif.
– Les nombreuses variantes qui permettent de découvrir des coins sauvages (Font de Cervières, Colette de Gilly, col des Marsailles)
– Les superbes lacs aux couleurs merveilleuses qui jalonnent le parcours.
– La visite des villages à l’architecture traditionnelle, les cadrans solaires par dizaines, les fontaines en bois.
– La visite d’un l’atelier du bois à Ceillac.
– Goûter avec des spécialités à la fin de la rando.
– Les rigolades aux séances de stretching.
Valérie :

Les chalets de Furfande.
J’ai adoré ce trek au cœur des Alpes du sud avec en fond son plus haut sommet, le Mont Viso (3 841 m) sur le versant italien. Durant tout le circuit, à chaque étape, on visualise les tracés réalisés en passant par de larges vallées.
L’étape du 3ièmejour, du refuge Agnel (2580m) au refuge 7 degrés Est à L’Echalp (1680m), m’a marquée plus particulièrement. Après une nuit en dortoir, et un départ matinal dans une ambiance feutrée, on avance sûrement sur un chemin «roulant» comme disent les nombreux traileurs que l’on croise, pour rejoindre le Pic du Pain de sucre (3208m) depuis le Col vieux (2806m). Du sommet, on ne se lasse pas de la vue imprenable sur la réserve naturelle de Ristolas, le Mont Viso et ses glaciers fossiles. Puis, on redescend au col pour le pique-nique et remarquons pour la 1èrefois, Madame café, qui fera partie des nombreuses rencontres que l’on retrouvera aux différentes étapes du circuit au moment du dîner, dans les dortoirs ou sur les chemins , avec Lulu le Nantais, la campeuse coquette, l’équipe de James, le couple de traileurs suisse, les lyonnaise etc…. Enfin, la descente en passant par les lacs préservés de Foréant et de Egorgéou, est tout aussi plaisante et idyllique.
Mais, le point d’orgue du tour du Queyras correspond incontestablement à l’avant-dernière étape. Celle-ci s’achève par un panorama exceptionnel depuis le col de Furfande (2530m), en contre-bas sur le refuge du même nom (2300m) et ses cabanes de mélèze, le tout accroché à un alpage suspendu aux couleurs intenses de vert et de jaune. La terrasse du refuge dresse un tableau unique des montagnes des alentours (la Font Sancte, la Mortice, les Chalanches, la main de Dieu et à l’Est, les tours de Croseras, etc). On savoure pleinement la chance de se poser entre amis et passionnés de nature dans un cadre aussi extraordinaire….
Marc :

Au sommet du Pain de Sucre.
Notre tour du Queyras
Ce circuit pédestre qui aura duré 8 jours de randonnée sportive est le plus long réalisé par le groupe.
Et nous avons tenu le coup !
Plus de 8000 mètres de dénivelée positive, quelques 115km parcourus…un effort physique quotidien soutenu, mais dans une ambiance haute montagne, avec des paysages extraordinaires, qui récompensent largement l’engagement sportif.
Je retiens particulièrement l’ascension du pic de Caramantran (3021m), du Pain de Sucre (3208m), et la montée vers le col du Petit Malrif (2830m).
De belles rencontres humaines, des soirées en refuge ou gîtes bien sympathiques, de bons moments de partage, ont ponctué cette rando itinérante. Tous les ingrédients ont été réunis pour avoir en mémoire une formidable semaine montagnarde.
Nous avons eu la chance d’être rejoints en fin de séjour, par Raymonde et Jean-Noël (amis de Martine et Michel), qui nous ont accompagnés sur les sentiers du dernier jour, et avec qui nous avons passé la dernière soirée à Ceillac, ponctuant de belle manière ce périple dans le Queyras.
Déjà, les idées fourmillent pour décider de la prochaine destination Alpine pour 2026…
Et donner l’envie de repartir l’année prochaine !
Jean-Luc :

La vue derrière nous en montant au col du Petit Marlif.
Majesté des montagnes, splendeur des paysages, richesse floristique, le Queyras c’est tout cela et il suffit de jeter un oeil à nos photos pour s’en convaincre. Mais ce qui m’a le plus surpris c’est la quasi absence de troupeaux ovins ou bovins.
Une discussion avec un gardien de refuge me met sur la piste, quelques recherches sur internet m’apportent la confirmation : les éleveurs retirent leurs troupeaux en juillet – août des zones fréquentées par les randonneurs afin d’éviter les rencontres fâcheuses entre ces derniers et les troupeaux et surtout leurs chiens de garde, les patous, qui sont là pour les loups pas pour les touristes. Les dates de présence des troupeaux par zones, sont même indiquées sur un site internet.
Merci de nous faire partager cette superbe “promenade” que nous transmettons à nos Collègues et Amis Cyclistes
Superbe ce séjour, merci pour ce compte rendu très étayé dexi
Merci de me faire rêver et partager votre périple…
Profitez, vous êtes en forme et passionnés de montagne et nature…c’est le top.
Bonne rentrée à ceux qui sont encore en activité
A bientôt
Maïté
Merci pour cette randonnée en photo.
Que la montagne est belle,
Bonne rentrée à tous.
Marie Françoise