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11 et 12 Octobre 2025 - Le Pic des Pichadères par le val d'Aube

Après avoir dû annuler la sortie prévue en septembre, pour cause de mauvaise météo, nous organisons notre 1ère sortie de la nouvelle saison dans les Hautes-Pyrénées, sur les hauteurs de Loudenvielle.

Nous sommes 4 à prendre notre casse-croûte au soleil, près de la voiture, sur le parking au-dessus du village de Germ. Nous avons pu emprunter une piste pastorale, qui nous rapproche un petit peu de la cabane d’Ourtiga (1600M) où nous avons prévu de passer la nuit comme il y a quatre ans à la même saison pour monter au pic de Montségu . Nous sommes donc garés au bord du ruisseau d’Aube.

Après s’être restaurés, nous chargeons nos sacs alourdis par les affaires propres à l’autonomie, et nous nous engageons sur un sentier qui monte raide par moments, et qui suit le ruisseau sur sa rive gauche.

Nous traversons quelques sous-bois qui sentent bon les parfums d’automne. Soudainement, notre regard est attiré par le versant, face à nous, car une pierre vient de se détacher de la paroi : nous apercevons un troupeau de biches accompagné du cerf ! Ils sont sur un versant ensoleillé, et même s’ils sont bien plus haut que nous, nous pouvons les observer de longs instants. Nous sommes tout émerveillés de ce début de rando déjà riche en observation !

Après un effort soutenu pendant 2 heures, nous arrivons aux abords de la cabane d’Ourtiga. Les informations contenues sur le site internet des cabanes des Pyrénées se confirment exactes : un petit ruisseau devant la cabane, une cheminée impeccable, table, bancs, et un plancher à l’étage où nous pouvons largement coucher à 6 personnes. Et, effectivement, pas de bois à proximité…

Cabane d’Ourtiga.

Alors que nous commençons à étaler nos affaires, nous avons la visite de 2 chasseurs qui redescendent de la montagne . Nous entamons la discussion sur les gibiers présents dans les lieux aux alentours : perdrix, coqs de bruyère, isards, cerfs…cette partie des Pyrénées paraît extrêmement riche en faune.

Nous apprenons également que nous avons l’honneur de parler avec le Président de la Fédération de Chasse des Hautes-Pyrénées, et qui est également le référent pour le comptage des coqs de bruyère auprès du ministère de l’Ecologie. Rien que ça ! Il est intarissable sur les récits de chasse, et sur la vie de la faune dans nos Pyrénées…

Il nous informe également que pour trouver du bois pour nous chauffer, le plus simple, si nous sommes motivés, est de rejoindre la cabane de Loudenvielle, à « 30 minutes au-dessus », car elle a été pourvue d’une cargaison de bois de chauffe hélitreuillée depuis la vallée. Il nous assure que nous pouvons nous servir, en quantité suffisante, si nous sommes assez costauds pour transporter le bois jusqu’à notre cabane.

Nous remercions chaleureusement ces 2 chasseurs et partons aussitôt à la recherche de ce bois de chauffe si précieux !

Cabane de Loudenvielle.

Après une demi-heure de montée, nous arrivons à la cabane de Loudenvielle. Un gros tas de bois est bien posé devant. Ce sont de longues chutes de planches de 2 mètres environ…Nous nous chargeons de nos fardeaux et revenons tant bien que mal, jusqu’à notre logement pour la nuit.

Après avoir débiter les longueurs de bois, nous pouvons enfin nous caler autour de l’apéro, devant la cabane, avec une sérénade impressionnante : le brâme du cerf ! Et il en vient de toutes parts ; nous ne comptabilisons pas moins de 6 cerfs qui déploient leur gros beuglements testostéronés ! Et cela durera toute la nuit…

Nous finissons notre soirée, autour d’une table bien garnie, réchauffée par un feu bien alimenté !

Avant d’aller nous blottir dans nos duvets, nous sortons contempler un ciel extraordinairement étoilé. Nous sommes également surpris par le nombre incalculable de satellites qui tournent au-dessus de nos têtes.

Après une bonne nuit, nous sommes prêts à affronter les 900 mètres qui nous séparent du sommet du Pic des Pichadères.

La montée dans les estives se fait assez facilement, jusqu’à l’altitude de 1950m, mais la suite sera un peu plus difficile. Pas de sentier, un cheminement à travers les rhododendrons, du gispet rendu de plus en plus glissant à cause du gel nocturne et une pente qui se redresse fort à l’approche du col…notre progression jusqu’au col des Pichadères (2460m) aura demander pas mal d’efforts.

Le col entre pic des Pichadères et pic d’Estiouère.

Nous sortons au col vers 11H30. Nous sommes enfin au soleil. Nous nous rendons compte que, depuis un moment sûrement, une harde d’isards nous surveille depuis les crêtes du pic d’Estiouère. Leurs façons de progresser sur ces surfaces escarpées, au bord du vide nous fascinent !

Nous restons un long moment au col, avec de superbes vues sur les montagnes alentours. Nous sommes baignés par un doux soleil automnal.

Nous ne monterons pas plus haut vers le sommet : les pentes relevées, couvertes de gispet ne sont guère engageantes. Nous préférons prendre notre pause casse-croûte, le temps paraît suspendu, en ces lieux d’altitude. La contemplation est totale…

Nous redescendrons précautionneusement, par le même trajet qu’à la montée.

Passage obligé à la cabane pour recharger les sacs, et l’arrivée à la voiture sera une délivrance pour tous…

Nous ne sommes pas prêts d’oublier cette sortie marquée par le sceau d’une faune qui nous aura accompagné pendant toute la randonnée ; cela fait vraiment plaisir de voir que nos Pyrénées sont toujours aussi habitées !!

Quelques photos ici.

Commentaires

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  1. RICHOU Paul cyclo dit :

    Super toujours tres agréable photos et commentaires
    Bravo ça nous fait plaisir de regarder ces montagnes
    Très amicalement

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